
Originaire lui aussi de Moyeuvre-Grande ( Moselle), Il fréquenta Jean-Louis Trévisse dès 1967 et s’était lancé également dans la peinture, il vit actuellement à Nice.
Dans une lettre qu’il adressa à son frère en 1998, il écrivit notamment : « Tu t’imagines combien je suis bouleversé par l’absence de Jean-louis encore que ce soit pas le bon mot à employer puisque absent de ma mémoire et de mes pensées, il ne l’a jamais été.Au cours de mes promenades dans ce pays où j’habite et que j’apprécie, Jean-louis était souvent à mes côtés. Nous avons eu de profondes discussions, des sorties et des plaisirs bien à nous et nous étions près l’un de l’autre parce que issus du même pays, de la même condition sociale. Nous avions tous deux le désir de vivre quelque part ailleurs là où nous pourrions vivre différemment, mettre en place nos rêves et nos besoins d’exister. »
L' oeuvre de Armand Scholtès qui oscille entre art pariétal, art primitif, art naïf, arte povera, support surfaces ou land art peut s'identifier à l'une ou l'autre de ces tendances, voire à toutes en même temps.
Tout lui est familier, spontané: une nature marquée par l'érosion (galet, bois flotté...) ou un élément naturel (étoffe, ficelle, papier...) produit de l'homme.
Cette transformation de la matière (bois, tissu peint, papier parchemin...) comme une part de bonheur qui est né de la matière elle-même. ( présentation extraite de la préface des Conservateurs des Musées de Chaumont, St-Dié-des-Vosges, Belfort et Alençon)

Emotion jouissive d'un enfant qui trace des lignes en arêtes,frémissent sous forme de vagues ou s'enroulent en calimaçon.Et ces couleurs comme extraites de la matière, ce rouge et ce jaune notamment pareils à des pigments primitifs qui réveillent en l'artiste tous ses émois des premiers âges de la vie.



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