l'homme aux bras levés, pièce de théâtre
« L’homme aux bras levés »
Représentation théâtrale prévue le samedi 17 septembre 2016 à l’église Saint-Maximin de Metz.

Présentation de la pièce
Le spectacle a pour objet de rendre vivante par le jeu de comédiens l’histoire imaginée par Jean Cocteau à travers les vitraux qu'il a réalisés en l'église Saint-Maximin de Metz.
La pièce intitulée « L’homme aux bras levés » fait référence au vitrail central de l’abside, premier vitrail posé en 1962 et que Cocteau a pu voir lui-même in situ lors d'un passage à Metz .
Les autres vitraux seront installés ultérieurement après la mort du créateur en 1963.
La représentation théâtrale comprend trois actes avec en préliminaire un prologue.
Le prologue
Cette introduction de la pièce met en scène Jean Cocteau, lui-même, qui se présente debout face au vitrail central dans l'église Saint-Maximin de Metz en 1962.
Il évoque, par un monologue continu, les différentes étapes de sa vie qui l’ont amené à cette ultime création. Son propos ne cesse de caractériser l'originalité de cette oeuvre qui est bien différente des autres créations de l'artiste qu'il avait pu réaliser antérieurement. Notammen par rapport aux différentes églises ou c hapelles qu'il avait cessé de corer au soir de sa vie.
Ainsi à l’église Saint-Maximin à la place des thèmes empruntés à la religion chrétienne, il
n’hésitera pas à faire appel de manière presque exclusive à la mythologie grecque et aux arts
premiers
En revanche son travail à Metz est influencé par la croyance d’une autre vie après la mort. Celle-ci
prend la forme particulière d’un processus paradoxal pouvant s’intituler « mort/renaissance », une
thématique qu’il a largement développée dans toute sa création vitrailliste messine.
Mais le plus étonnant encore, et cela peut s’apparenter à un véritable scoop, c’est lorsqu'il nous
parle de son amitié* avec Marcel Duchamp. On comprend mieux dès lors comment ce précurseur
de l’art contemporain a du influencer Cocteau pour inscrire sa dernière oeuvre importante dans le
verre à l’exemple de son « Grand Verre ».
(* Cette relation résulte de mes propres découvertes à la suite notamment de mes entretiens avec
Arturo Schwarz, galeriste et ami de Marcel Duchamp, voir mon article: "Marcel Duchamp et Jean Cocteau, le même thème de l'homme aux bras levés"
Acte I: Le chaman
C’est le personnage que l’on découvre dans le vitrail central de l’abside.
scène 1: séance chamanique
Le chaman veut retourner à la situation ancienne, celle où les hommes vivaient en harmonie avec
les dieux, à savoir la période de l’état paradisiaque. Pour ce faire, il utilise des rites initiatiques
(danse, invocation, dialogue avec les oiseaux...)
scène 2: l’extase
Par les rites, il va entrer en transe, communiquer avec l’au-delà et réussir à voir se dérouler sous
ses yeux la création du Monde. Ainsi de l’oeuf à l’origine du grand Tout, va surgir l’androgyne,
l’homme initial.
scène 3: l’androgyne
Dialogue entre l’androgyne et le chaman. L’androgyne va lui indiquer le moyen de retrouver l’état
originel.
scène 4: l’ascension
Le chaman va escalader une échelle pour accéder au Ciel accompagné d’une femme. Ensuite il va
retrouver l’état androgyne et devenir immortel. Arrivé en haut de l’échelle, tout en levant les bras au
ciel, il va s’exclamer:
« J’ai atteint le Ciel... je suis devenu immortel »
Acte II: Hyacinthe
Cet acte II raconte en trois scènes l’histoire de Hyacinthe (personnage que l’on découvre dans le
vitrail du transept nord de l’église Saint-Maximin).
scène1: Hyacinthe se promène
scène 2: Apollon et Hyacinthe lancent le disque
scène 3: mort et métamorphose de Hyacinthe
Hyacinthe est l’ami du dieu Apollon, qui au cours du jeu du lancement de disque, est blessé
mortellement.
Mais au lieu de mourrir réellement , il va se transformer en fleur (la hyacinthe). Cette histoire va
illustrer, parmi d’autres, le paradoxe développé par Cocteau: mort/renaissance
Acte III: Orphée
Cocteau s’est toujours identifié à Orphée poète de la mythologie. Dans le vitrail central de la face
Est de l’église Saint-Maximin, on découvre, en effet, son visage ressemblant étrangement à celui de
Cocteau.
L’acte III en trois scènes, va développer ce mimétisme étonnant.
scène 1: Cocteau s’identifie à Orphée
Long monologue de Cocteau qui explique son attirance pour le personnage d’Orphée.
scène 2: la tête d’Orphée
La tête d’Orphée apparait toute seule sur la scène comme posée sur une table, le reste du corps étant
dissimulé. Orphée dialogue avec lui-même, étant à la fois Orphée et Cocteau.
Dans la mythologie, Orphée avait été mis en pièces par les Bacchantes et il ne lui restait plus que sa
tête...mais qui étrangement continuait toujours à chanter?
scène 3: le coup de lance de Minerve
Dans les derniers vitraux situés dans la chapelle de Gournay, apparait Minerve casquée avec une
lance. Dans cette scène 3, un dialogue entre Orphée et Cocteau pour narrer l’histoire de Minerve qui
a tué le poète d’un coup de lance (cf le film de Cocteau: le Testament d’Orfée ).
On assiste à la fin de la scène 3 à la renaissance de Cocteau avec des yeux irradiés. Il vient de tuer
sa propre mort ! (fin)
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P.S. : Pour la représentation du 16 septembre, la pièce sera jouée en solo par l’acteur Théophile
Choquet mais uniquement pour les actes I et III, puisque l’acte II nécessite la participation d’au
moins 2 comédiens.
A l’évidence, cette pièce, si elle est jouée à Metz, constituera un événement. Elle valorisera le chef
d’oeuvre réalisé par Cocteau et le fera même rayonner au-delà de la Ville de Metz, puisque
Théophile Choquet compte faire jouer ce spectacle autant à Paris qu’en Province.